PAC air-eau : remplacer une chaudière gaz ou fioul
La pompe à chaleur air-eau alimente vos radiateurs ou votre plancher chauffant, et peut produire l’eau chaude sanitaire grâce à un ballon intégré ou séparé. C’est la solution de remplacement naturelle d’une chaudière fioul, fréquente dans les villages autour de Toulouse non desservis par le gaz, et d’une chaudière gaz en fin de vie dans les maisons de l’agglomération.
Le choix du modèle dépend avant tout de la température d’eau que demandent vos émetteurs. Un plancher chauffant fonctionne vers 35 °C : une PAC basse température atteint alors ses meilleurs rendements. Des radiateurs récents surdimensionnés se contentent souvent de 45 à 55 °C. Les anciens radiateurs en fonte d’une maison des années 1950 peuvent exiger 60 à 65 °C : il faut alors une PAC haute température, ou un fonctionnement hybride avec la chaudière existante en relève.
Un dimensionnement calé sur le climat toulousain
Une PAC surdimensionnée coûte plus cher, fonctionne par courts cycles et s’use plus vite. Une PAC sous-dimensionnée sollicite trop sa résistance d’appoint les matins de gel. Nous calculons les déperditions pièce par pièce, à la température extérieure de base de l’agglomération, de l’ordre de −5 °C, en tenant compte de l’isolation réelle, des menuiseries et de la hauteur sous plafond.
À titre indicatif, une maison de 100 à 120 m² des années 1980 demande souvent 8 à 12 kW, alors qu’une maison récente RT 2012 de même surface peut se contenter de 5 à 6 kW. Les hivers humides de la vallée de la Garonne imposent aussi de prévoir l’évacuation des eaux de dégivrage de l’unité extérieure.
PAC air-air et chauffe-eau thermodynamique
La pompe à chaleur air-air, ou clim réversible, souffle directement de l’air chaud ou frais par des unités intérieures. Elle convient aux logements sans chauffage central, notamment les pavillons chauffés par convecteurs. Pour une maison de 100 m² avec trois unités intérieures, comptez 4 500 à 7 500 € TTC posés.
Le chauffe-eau thermodynamique complète logiquement une rénovation : il consomme environ 70 % d’électricité de moins qu’un cumulus classique. Posé dans un garage, un cellier ou une buanderie d’au moins 10 m³, il coûte 2 500 à 4 500 € TTC. Il n’est plus éligible à MaPrimeRénov’ depuis le 1er septembre 2026, mais une prime CEE reste possible et la TVA est à 5,5 %.
Aides 2026 et reste à charge
Pour une PAC air-eau, MaPrimeRénov’ par geste, recentré au 1er septembre 2026, verse 5 000 € (revenus très modestes), 4 000 € (modestes) ou 3 000 € (intermédiaires), sur une dépense plafonnée à 12 000 €. La prime CEE Coup de pouce chauffage, de l’ordre de 1 000 à 4 000 € selon les revenus, s’y ajoute en remplacement d’une chaudière fioul, charbon ou gaz ; le cumul des deux est plafonné à 90 %, 75 % ou 60 % de la dépense éligible selon les revenus. S’y ajoutent la TVA à 5,5 % et l’éco-PTZ, jusqu’à 50 000 € sur 20 ans maximum. La pose par une entreprise qualifiée RGE est obligatoire pour ces aides : nos équipes sont qualifiées RGE.
Les barèmes évoluant régulièrement, nous vérifions votre éligibilité réelle avant de chiffrer le reste à charge dans le devis. Pour d’éventuelles aides locales complémentaires, renseignez-vous auprès de votre conseiller France Rénov’ ou de votre collectivité.
Implanter l’unité extérieure : bruit, vent et zones inondables
L’unité extérieure d’une PAC air-eau est plus volumineuse que celle d’une clim. Elle doit être posée sur un socle indépendant, surélevé pour ne pas être prise dans la neige ou les eaux de dégivrage, à l’écart des fenêtres de chambre voisines et à l’abri du vent d’Autan.
Près de la Garonne, du Touch, de l’Hers, de l’Ariège, du Tarn ou de la Save, nous consultons le plan de prévention du risque inondation de la commune : dans les zones concernées, l’unité et le module hydraulique sont installés au-dessus de la cote de référence.